La crise atteint l'Agirc-Arrco

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La crise atteint l'Agirc-Arrco


Pas de pertes « réelles »
De plus, le GIE ne parle en aucun cas de pertes réelles. En effet, le montant estimé des produits financiers s'élèverait à la fin de l'année à 500 millions d'euros contre environ 1 milliard d'euros espérés pour l'Arrco et à 220 millions d’euros contre environ 500 millions d’euros espérés pour l'Agirc.

Or comme il l'explique, « la dépréciation des placements fait l'objet de provisions comme les règles prudentielles comptables l'imposent ». Ainsi pour l'Arrco, « cette provision serait de 1,6 milliard d'euros » tandis que pour l'Agirc elle serait de « 320 millions d'euros ».

Dans les deux cas le GIE affirme ainsi que « cette provision ne constitue pas une perte réelle puisque les placements correspondants ne sont pas appelés à être désinvestis dans les prochaines années ».

Comment sont gérées les réserves ?
Chaque année une partie de ces réserves est ainsi placée sur les marchés, mais ces placements restent sûrs. Pour l'Agirc, « ces réserves font l’objet de placement d’une part à moyen et long terme d’autre part à court terme dans le cadre d’un fonds de régulation (placements monétaires) de plus d’1 milliard d’euros. En cas de nécessité, ce dernier fonds est le premier à faire l’objet de désinvestissement » assure le GIE.

Pour les deux caisses, le GIE rappelle « que les placements financiers de ces réserves sont soumis à des règles prudentielles d'application très stricte. Le portefeuille est aujourd’hui composé de 24 % d'actions et de 76 % d'obligations, cette deuxième part comportant plus de 70 % d'emprunts d'Etat».

Quels avenir pour les retraites complémentaires ?
Même si le GIE affirme que les caisses complémentaires restent performantes malgré une année 2008 difficile, la presse économique n'hésite pas à parler de « fragilisation » de ces régimes. Le Figaro notamment indique que cette « mauvaise nouvelle » s'ajoute aux « difficultés structurelles du régime ».

Même si l'Agirc et l'Arrco sont encore excédentaires - ce qui n'est plus le cas de la Cnav depuis de nombreuses années - selon La Tribune, premier journal a avoir parlé de l'affaire, l'Agirc pourrait devenir déficitaire dès l'année prochaine. Ce qui pose problème, puisque contrairement à la branche vieillesse, l'Agirc ne peut accumuler le déficit pour continuer à verser les pensions de retraite.

En effet, selon Le Figaro, les sommes récoltées pour l'AGFF (association pour la gestion du fonds de financements), « structure qui prend en compte le surcoût de la retraite à 60 ans et les mesures des carrières longues » ont beaucoup diminué.

Et justement, comme le souligne Le Figaro : « cette fragilisation intervient alors que les partenaires sociaux doivent négocier début janvier un nouvel accord Agirc-Arrco. Les syndicats espéraient stopper la baisse du rendement des retraites complémentaire alors que le Medef plaide pour un nouveau recul de l'âge de la retraite ». Pour mémoire, la retraite complémentaire des cadres compte pour 66% de leur pension totale.


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