Crise financière : l'Agirc et l'Arrco veulent rassurer

Mardi 25 Novembre 2008 - Actualités sur l'épargne retraite

Crise financière : l'Agirc et l'Arrco veulent rassurer

Après des révélations sur des pertes d'argent considérables de l'Agirc et de l'Arrco dûes à la crise financière, les caisses de retraite souhaitent rassurer leurs affiliés.

 
Lundi 17 novembre, La Tribune révélait que l'Agirc (caisse de retraite complémentaire des cadres) avait subit la crise financière de plein fouet avec une perte de 100 millions d'euros. Le lendemain, le journal Les Échos révélait que les pertes de l'Arrco (caisse de retraite complémentaire des salariés) s'avéraient encore plus importantes, avec près de 1,1 milliard de perte.
 
Qu'en est-il vraiment ? Le GIE (Groupement d'intérêt économique) Agirc-Arrco* souhaite rassurer. Aussi bien pour l'AGIRC que pour l'ARRCO, le GIE rappelle que « les régimes de retraite complémentaire sont gérés par répartition : les cotisations versées par les salariés et leurs employeurs servent directement à payer les pensions des retraités ».
 
« Le paiement des retraites est garanti »
Il affirme que « le paiement des retraites est donc garanti par le versement des cotisations et non pas, comme dans un système géré en capitalisation, par des fonds placés sur les marchés financiers ». Il explique ainsi que les réserves constituent « un volant supplémentaire de sécurité ».
 
Aujourd’hui l'Agirc a des réserves évaluées à 12,5 milliards d'euros et l'Arrco des réserves de 44 milliards d'euros, ce qui représente pour ces deux caisses l'équivalent « d'une année de cotisations » chacune.
 
Chaque année une partie de ces réserves est ainsi placée sur les marchés, mais ces placements restent sûrs. Pour l'AGIRC, « ces réserves font l’objet de placement d’une part à moyen et long terme d’autre part à court terme dans le cadre d’un fonds de régulation (placements monétaires) de plus d’1 milliard d’euros. En cas de nécessité, ce dernier fonds est le premier à faire l’objet de désinvestissement » assure le GIE.
 
Pour les deux caisses, le GIE rappelle « que les placements financiers de ces réserves sont soumis à des règles prudentielles d'application très stricte. Le portefeuille est aujourd’hui composé de 24 % d'actions et de 76 % d'obligations, cette deuxième part comportant plus de 70 % d'emprunts d'Etat».
 
2008 : une « mauvaise année »
Le GIE a toutefois admis que pour l'AGIRC comme l'ARRCO, « dans ce contexte de crise financière, les réserves, notamment pour leur part en actions, sont affectées par la dégradation des marchés financiers ».
 
Mais il estime que « si l'année 2008 est une mauvaise année, les résultats de placement à long terme s’évaluent sur plusieurs exercices. Dans les années précédentes, les fonds ont été bien valorisés. Sur les 10 dernières années, la performance moyenne annuelle est de 5,61% pour l'AGIRC et de 5,02% pour l'ARRCO malgré les années de crise 2001 et 2002 ».
 
 

(*) Créé le 1er juillet 2002, le GIE Agirc-Arrco regroupe les services et les moyens des deux fédérations Agirc et Arrco. Il travaille pour le compte commun des deux fédérations.

 

Retrouvez dès lundi un dossier complémentaire sur cette actualité

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