Majorations pour enfants : la Halde défend les pères

Article publié le Jeudi 11 Décembre 2008 dans la rubrique : Préparer sa retraite.

Vos réactions

françois - Le 11/01/2009 à 23h31

Veuf depuis 1985 avec trois enfants un de moins de 2ans, 4 et 6 ans: je les ai élevés tout seul et je réclame l'égalité.Dans toutes les entreprises où j'ai travaillé et celles que réellementj'ai connues , j'ai rarement vu les femmes ayant quelques responsabilités soutenir les autres femmes.

lv_lol_68 - Le 23/12/2008 à 16h43

La HALDE estime qu'il faut l'égalité ici. Ce qui serait exact, si la réalité de la rémunération, de l’emploi, des mentalités et de l’évolution des femmes et des hommes étaient strictement identiques actuellement et depuis 40 ans. Si je m’en réfère à quelques études récentes, ce n’est malheureusement toujours pas le cas. Pour que la femme ne dépende pas du système des minima (minimum contributif, minimum vieillesse) ou de la pension de réversion en cas de décès de son conjoint, qu’elle puisse s’assumer seule, il lui faut un montant de pension personnelle suffisant. Or ce niveau dépend étroitement du niveau d’activité et de la rémunération qu’elle aura connu tout au long de sa vie. Sont donc pénalisés les salariés du privé qui : o ont travaillé à temps partiel o n’ont pas obtenu une promotion, car poste jugé incompatible avec un temps partiel o n’ont pas obtenu une promotion, car poste jugé incompatible avec un futur congé de maternité o ont pris des congés pour élever leurs enfants o ont fait plusieurs enfants assez rapprochés (elle est toujours absente) (à partir de 4 enfants, une femme salariée est regardée de travers, bien souvent : mais pourquoi donc continue-t-elle à travailler avec autant d'enfants ?) o ont suivi leur conjoint muté et renoncé à leur poste o ont privilégié le bien être des enfants et de leur famille à leur carrière o ont trouvé la place prise lors de leur retour de congé de maternité et ont passé leur tour pour la promotion o sont chef de famille monoparentale ==> bref, les femmes Sont pénalisés également les classes de salariés qui ont évolué moins rapidement : ==> les femmes, puisqu’on essaie de mettre en place actuellement l’égalité des évolutions et des rémunérations. Mais dans 99% des cas, sans envisager le moindre rattrapage. En 2004, 30% des salariés femmes ont un contrat de travail à temps partiel, six fois plus que les hommes. Cette forme d’emploi est subie dans 1/3 de ces cas, et ¾ des femmes travaillant à temps partiel souhaitent occuper un emploi à temps plein. La valorisation salariale des femmes cadre ralentit à partir de 35 ans. Chez les hommes, au contraire, le salaire évolue de façon continue avec l’âge. Ainsi, une femme cadre de moins de 30 ans gagne 6 % de moins qu’un homme, mais passé 55 ans, l’écart est de 38 %. Il se creuse dans deux tranches d’âges : entre 35 et 39 ans, et après 54 ans. A noter que l’attribution de ces trimestres n’a d’impact que sur la pension versée par la SS et l’âge de départ à la retraite. La pension versée par les caisses complémentaires de retraite se fait en fonction des points cumulés pendant la période de travail : on en revient toujours au temps partiel et à l’évolution des rémunérations. Les statistiques montrent que si les hommes trentenaires participent un peu plus aux taches ménagères, on est encore très loin du 50/50. Majoritairement, c’est la femme qui assure une double journée de travail et qui s'occupe en plus des parents âgés. Avancer de quelques trimestres leur départ à la retraite est une forme de compensation : on reconnaît bien la possibilité de partir plus tôt pour les métiers pénibles. Malheureusement, ce sujet ne fait guère audience : cela ne concerne que les femmes, et comme elles sont sous-représentées aux postes clés...

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