Vers 41,5 ans de cotisation en 2020 ?

Mercredi 02 Janvier 2008 - Actualités réforme 2010

Vers 41,5 ans de cotisation en 2020 ?

Lundi soir, le ministère du Travail a rendu son rapport sur les retraites. Suivant les conclusions du Conseil d'orientation des retraites, le gouvernement envisagerait un allongement de la durée de cotisation à 166 trimestres (soit 41,5 années) en 2020.

 
Comme le prévoit la loi 2003 portant réforme des retraites, le gouvernement a publié lundi soir son rapport sur les retraites et l'a transmis au Parlement et aux partenaires sociaux. Ce document intitulé « rapport du gouvernement » reprend les projections et les conclusions du COR (conseil d'orientation des retraites) qui en décembre dernier, préconisait d'augmenter la durée obligatoire d'assurance à 41,5 années dès 2020. En effet, le gouvernement rejoint le COR pour dire que les besoins de financement du régime de retraite à long terme « restent très élevés, malgré la révision à la hausse de la population active ». Il reprend la projection du COR selon laquelle l'allongement de la durée d'assurance « atteindra 164 trimestres en 2012 et 166 en 2020, compte tenu des dernières prévisions démographiques de l'Insee ».
Peu de temps après, le syndicat Force Ouvrière par l'intermédiaire de son secrétaire général Jean-Claude Mailly, a vivement réagi à cette annonce : « Cela fait deux provocations coup sur coup, après ce que le gouvernement a annoncé sur les 35 heures. On a changé de slogan : c'est travailler plus pour gagner moins ».
 
Trois objectifs pour 2008
Toujours selon le rapport, lors du rendez vous 2008, le gouvernement « s'attachera à poursuivre l'oeuvre entreprise par le législateur en 2003 en mettant notamment en oeuvre les trois objectifs suivants : garantir la viabilité financière des régimes de retraite et veiller à l'équité entre les générations et entre les Français, accroître le niveau d'emploi des seniors, favoriser la liberté de choix de chacun pour préparer sa retraite. [...] Le rendez-vous de 2008 s'inscrit dans un contexte économique et financier moins favorable qu'envisagé lors de la réforme de 2003. A l'horizon 2020, le besoin de financement apparaît en effet sensiblement élevé, avec un déficit supplémentaire de 4 à 5 milliards d'euros (soit près de 32 milliards d'euros, Ndlr) ».
 
Les pistes de travail
Ce rapport propose ainsi de rapprocher les « rendez-vous retraites » prévus par la loi de 2003 tous les 4 ans, afin de corriger plus rapidement les décrochages par rapport aux prévisions. Il constate par ailleurs que les incitations à travailler plus longtemps (surcote, décote...) n'ont pas été efficaces, l'âge du départ en retraite ayant diminué entre 2003 et 2006. Côté dépense, le gouvernement devrait donc revoir les conditions d'obtention des minima sociaux (minimum vieillesse par exemple) et du côté des ressources, les fonds attribués à l'Unedic et au Fonds de solidarité vieillesse seraient redéployés vers la branche vieillesse. « Une attention particulière devrait être portée au réexamen d'ensemble des niches fiscales et sociales ». Enfin, le rapport annonce une révision du dispositif carrière longue, l'assouplissement de la décote du régime général des salariés du privé et des rachats de trimestres de cotisation.
 

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