«Ce n'est pas la réforme de mon quinquennat, mais une réforme essentielle»

Mardi 13 Juillet 2010 - Actualités réforme 2010

«Ce n'est pas la réforme de mon quinquennat, mais une réforme essentielle»

À la veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a répondu aux questions de David Pujadas lors d'une interview à l'Élysée.

«Notre système est un système par répartition. Par définition, tous les Français sont concernés».

Le Président est resté ferme sur la réforme des retraites et a confirmé qu'il ne reviendrait pas sur le recul de l'âge de départ à 62 ans, ni sur l'alignement des cotisations retraites public/privé. Concernant les autres aspects de la réforme, «nous serons très à l'écoute de ce que nous diront nos interlocuteurs». Nicolas Sarkozy a d'ailleurs rappelé qu'il restera en contact avec les partenaires sociaux pendant l'été afin de «travailler» pour améliorer le projet de loi.

Le Président a abordé les différents points qui constituent la réforme des retraites.

Concernant l'emploi des seniors, Nicolas Sarkozy explique que «quand la retraite est à 60 ans, les entreprises se séparent de leurs collaborateurs à 58 ans. Quand la retraite est à 62 ans, les entreprises se séparent de leurs collaborateurs à 60 ans».
Le Président a également garanti le montant des pensions : «Je dis aux quinze millions de retraités qu’on ne touchera pas à leur pension de retraite».
Il a ensuite défendu la prise en compte de la pénibilité dans sa réforme, en vantant le dispositif mis en place, système pourtant critiqué par les syndicats. En cas d'invalidité de 20 %, constatée par la médecine du travail, le salarié aura la possibilité de partir plus tôt en retraite.
Le dispositif des carrières longues est aussi maintenu. Le chef de l'État a annoncé que «ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans partiront à la retraite à 60 ans».

Lorsque David Pujadas évoque l'injustice de la réforme, le Président insiste sur le fait que le manque de financement est la première injustice et rappelle que 10 % des pensions sont déjà financées par la dette.
Déterminé à tenir ses positions, il a déclaré que les manifestations du 7 septembre «n'auront pas d'influence sur la réforme des retraites».

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