Régimes spéciaux : un mois pour négocier

Jeudi 15 Novembre 2007 - La retraite par métier

Régimes spéciaux : un mois pour négocier

Hier, si le mouvement de protestation contre la réforme des régimes spéciaux n'a pas atteint le niveau du 18 octobre, il a été toutefois très suivi et a été reconduit aujourd'hui ainsi que demain. Mais la grève pourrait prendre fin assez rapidement, suite à de nouvelles déclarations du gouvernement.

 
Un mois : c'est le temps qu'il reste aux partenaires sociaux pour se mettre d'accord, branche par branche, avec leurs employeurs respectifs. Au terme des ces négociations, où des représentants de l'Etat pourraient assister, le gouvernement rendra publique sa réforme et la soumettra au vote du Parlement.
 
C'est le message qu'a fait passer Xavier Bertrand, ministre du Travail, aux fédérations syndicales, hier soir dans une lettre. « Il est plus que jamais indispensable que les négociations d'entreprises et de branches, réunissent désormais l'ensemble des organisations qui en ont exprimé le souhait. [...] Il conviendrait que ces négociations se déroulent rapidement et progressent à un rythme soutenu », a-t-il expliqué dans la lettre en ajoutant qu'il souhaitait que cette nouvelle proposition puisse « mettre fin au conflit actuel ».
Selon le Premier Ministre François Fillon, cette lettre a pour premier objectif de « faire cesser une grève qui n'est pas utile, qui n'aboutira pas à des résultats pour qui que ce soit, et qui gêne des millions de Français ».
 
Premier pas de la CGT
Cette « lettre de méthode » faisait suite à de nouveaux entretiens entre le ministre et les syndicats, à commencer avec Bernard Thibault de la CGT, qui mardi a fait le premier pas en acceptant d'ouvrir des cycles de négociations tripartites (entreprises, Etat, syndicats) pour chacun des régimes spéciaux, ce que le syndicat avait jusqu'à présent refusé. Le syndicat a été suivi par la CFDT et l'Unsa. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a estimé que les éléments étaient réunis pour une suspension de la grève.
 
Mais tous les syndicats ne sont pas du même avis, ainsi Jean-Claude Mailly de FO a déclaré « on ne peut pas dire : on va ouvrir une négociation, mais ça ne se discute pas ». En effet, le gouvernement a rappelé hier qu'il ne céderait pas sur les trois principaux points (allongement de la durée de cotisation, indexation des pensions sur les prix et le système de décote). Sud-Rail a de son côté jugé « sans intérêt » la « copie » rendue par le ministre.
 
Et demain ?
Quoi qu'il en soit, la grève a encore bien mobilisé : hier 61,5% des agents SNCF, 44% des agents RATP et environ 36,5% des agents EDG-GDF ont débrayé. Aujourd'hui le mouvement a perdu en puissance avec 42,8% de grévistes à la SNCF, 27,2% à la RATP et 2 à 3% à EDF-GDF. Demain, il devrait perdurer pour encore 24 heures, suite aux votes dans les assemblées générales à la SNCF et la RATP.

Envoyer cet article à un ami

Vos réactions

0 commentaire - Soyez le premier à réagir sur cet article

Vous devez être identifié pour déposer des commentaires !
Si vous êtes déjà inscrit connectez-vous avec le formulaire en haut de page.
Sinon cliquez ici : INSCRIPTION