Pénibilité : échec des négociations

Jeudi 17 Juillet 2008 - La retraite par métier

Pénibilité : échec des négociations

Hier se tenait la dernière séance de négociation sur la pénibilité au travail. Patronat et syndicats n'ayant pas su trouver un accord, c'est désormais au gouvernement de prendre la main.

 

Après trois ans de négociations et malgré l'injonction du ministre du Travail Xavier Bertrand, les partenaires sociaux ne sont pas parvenus à un accord à la fin de la dernière séance de négociation hier. C'est François-Xavier Clédat qui a clos la séance par la déclaration suivante : « Nous avons pris acte des propos des organisations syndicales qui conduisent à la fin de cette négociation. Un accord nous semblait possible sur le volet prévention, mais aucun compromis n'est apparu sur un dispositif de réparation ».

 

Le Medef refuse de « nouveaux régimes spéciaux »

En effet, les syndicats souhaitaient que les travailleurs ayant exercé des métiers pénibles puissent prendre une retraite anticipée, ce que le patronat refuse, justifiant qu'il ne souhaite pas voir « la mise en place de nouveaux régimes spéciaux ». En contre partie, il proposait un dispositif de départ progressif deux ou trois ans avant l'âge légal de la retraite avec un mi-temps payé à 60% par l'employeur et les 40% restants par l'Etat.

 

Des « comptes sordides »

Face au refus du Medef, les syndicats ont eu la dent dure. La CFTC a dénoncé la « déshumanisation du Médef », FO son « irresponsabilité » tandis que la CGT a parlé de  « comptes sordides » et que la CFE-CGC a estimé que « faire semblant de négocier quand on n'a pas de volonté d'aboutir porte préjudice aux partenaires sociaux ».

 

Convergences sur la prévention

La CFDT enfin, si elle a reconnu des « divergences lourdes » a également admis que des convergences existaient sur les questions de prévention ou sur les critères définissant la pénibilité (travail de nuit, répétitif, exposé au bruit intense ou aux vibrations, port de charges lourdes, manipulation de produits toxiques) .

 

Rendez-vous en septembre

Mais en vain, puisque c'est désormais au gouvernement de trancher. Le ministre du Travail a annoncé aujourd'hui devant le Sénat qu'il reprendrait le dossier en main « dès la rentrée » ajoutant « ce dossier ne peut pas rester enlisé, ce dossier ne peut pas rester en l'état ».

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