La retraite à l'étranger : ce qu'il faut savoir

Mardi 02 Octobre 2007 - La retraite et l'étranger

La retraite à l'étranger : ce qu'il faut savoir

Prendre sa retraite à l'étranger : plus d'un million de français ont déjà sauter le pas. Pension, impôts, protection sociale...Voici quelques conseils utiles avant de faire de même.

S'installer à l'étranger pour un retraité, c'est assez simple. Les pensions touchées sont les mêmes qu'en France, il suffit d'informer sa caisse de retraite et la Caisse nationale d'Assurance Vieillesse de son changement de domicile. Au choix, on peut continuer de recevoir sa pension sur son compte français puis, la transférer dans son nouveau pays de résidence, ou alors, ouvrir un compte dans ce pays et y faire verser la pension.
Attention, les bénéficiaires de l'Allocation de solidarité aux personnes âgées ne pourront plus la toucher, elle est réservée aux personnes résidant en France.
 
L'imposition
Côté imposition, les avantages ne sont pas négligeables. La CSG et la CRDS ne seront plus prélevées si le retraité n'habite plus la France. Certains pays offrent même des « cadeaux fiscaux ». Le Maroc par exemple : avec 40% d'abattement sur les revenus imposables et une réduction de 80% de l'impôt sur le revenu, c'est un véritable « eldorado ».
Entre la France et la plupart des pays, il existe une convention fiscale qui définit où se fait l'imposition. Elle est à consulter attentivement avant de choisir sa destination. Une cotisation sociale d'environ 2,8% de la pension sera prélevée à la source, mais gare à la double imposition s'il n'existe pas de convention fiscale avec le pays d'accueil.
Enfin, si la plupart des biens de l'expatrié (immobiliers par exemple) restent en France, ou, s'il décide de séjourner plus de 183 jours par an sur le sol Français, il reste imposable en France.

 

La protection sociale
Concernant la protection sociale, tout dépend du pays d'accueil. S'il s'agit d'un pays de Union Européenne ou de la Suisse, les expatriés restent sous la responsabilité de la CPAM grâce à l'Instrument international de la sécurité sociale. Il suffit de signaler son déménagement à sa caisse d'assurance maladie qui fournira un formulaire permettant à l'expatrié de bénéficier de la couverture sociale de son pays d'accueil comme tout assuré « local ».  
Côté cotisations, elles sont les mêmes qu'en France. Si l'offre de couverture sociale proposée par le pays d'accueil semble insuffisante, il est préférable de contracter une mutuelle, ce qui créé des frais supplémentaires. Si le retraité expatrié souhaite être soigné occasionnellement en France, un protocole d'accord préalable et une autorisation de l'assurance maladie locale sont nécessaires pour être remboursé.

S'il s'agit d'un pays extérieur à l'UE, l'expatrié ne bénéficie pas de l'Instrument international de la sécurité sociale. Il doit cotiser à la Caisse des Français à l'Etranger (CFE) à raison de 114 € par trimestre ou à 3,5% des pensions. La couverture CFE est basée sur les tarifs français : les frais médicaux sont remboursés sur base des frais réels et les médicaments sont remboursés à 65%, dans la limite des tarifs pratiqués en France. Par contre, les frais sont avancés par l'assuré. S'il souhaite être soigné en France, la CFE le couvre automatiquement, sans demande préalable (si le séjour en France ne dépasse pas trois mois).

 

Pour récapituler, que l'on choisisse l'UE ou un autre pays, il faut avertir la CPAM dès le déménagement et si besoin, s'inscrire à la CFE dans l'année qui suit.

 

Reste à choisir une destination...Le Maroc, l'Espagne ou encore la Grèce ont la côte. Plus exotique, c'est cette année le Mexique qui tient le haut du palmarès du pays idéal pour prendre sa retraite.

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