La réaction des syndicats

Mercredi 19 Septembre 2007 - La retraite par métier

La réaction des syndicats

Le gouvernement entame la réforme des régimes de retraite. Le calendrier est serré puisque le gouvernement doit présenter ses premières conclusions devant le parlement avant fin 2007. La négociation avec les syndicats est la première étape du processus.

Avant de se prononcer sur la réforme en elle même, les syndicats commentent le calendrier de la réforme imposé qui semble «intenable» selon François Chérèque de la CFDT. De son côté Bernard Thibault de la CGT est plus virulent «le chef de l'Etat a la possibilité de mettre au pas les parlementaires, il n'a pas la possibilité de dicter tout l'emploi du temps des organisations syndicales». En effet, le Président Nicolas Sarkozy, a donné à son ministre du travail, Xavier Bertrand, deux semaines pour entamer «les discussions avec les acteurs concernés». Face à ces premières réactions, le ministre du travail a répondu : «ce n'est pas en quinze jours que le dossier va être définitivement ficelé, là n'est pas l'enjeu» car il ne s'agit pour l'instant que d'une «concertation».

Les positions sont encore assez mouvantes pour certaines formations alors que pour d'autres l'intransigeance est obligatoire. Pour mieux comprendre l'avis de chacun, voici un tour d'horizon de ce que pensent les principaux syndicats de la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Fgaac -Fédération Générale Autonome des Agents de Conduite-
Il existe une «toute petite ouverture» déclare Bruno Duchemin, secrétaire général et ce «si on en arrivait à distinguer différentes catégories de métiers pour définir l'âge de départ en retraite, en fonction de leur pénibilité», alors «il ne serait pas exclu d'en discuter».

CFDT
Son chargé de l'action revendicative, Marcel Grignard, pense qu'il n'y a pas «d'antinomie entre discussion et mobilisation». Il souhaite par ailleurs «remettre à plat tout le dossier des retraites, du public comme du privé, mais en tenant compte de l'ensemble des critères : assiette de calcul pensions, taux de cotisation, conditions pour valider un trimestre...».

CGT-Cheminots
Didier le Reste a un discours plus tranché, «Nous ne sommes pas entendus de la part de la direction de la SNCF et du gouvernement, une intervention des cheminots est donc nécessaire pour imposer d'autres choix».

Unsa (fonctionnaire)
Le secrétaire général de la fédération transport, Eric Tourneboeuf, déclare que «les régimes spéciaux n'étaient pas demandeurs d'une réforme. Mais nous sommes lucides, la Ssociété a évolué».
Elisabeth David, secrétaire générale, critique la méthode du gouvernement qui, selon elle, est «tout à fait inacceptable... on nous annonce tout un tas de mesures qui vont arriver et on nous convoque à des conférences qui devraient être des conférences de négociations».

FO et Sud-rail
Les deux formations s'opposent radicalement à une remise en cause des régimes spéciaux.

Le Medef
Du côté du patronat, Laurence Parisot a qualifié de «fondateur» le discours qu'a prononcé Nicolas Sarkozy le 18 septembre au cours duquel il a notamment abordé la question des régimes spéciaux de retraite.

Grève ?
A l'heure actuelle, les syndicats se concertent et s'interrogent sur une éventuelle mobilisation.
L'attitude de la SNCF sera certainement déterminante pour la suite du mouvement qui s'annonce. En effet, en 1995, la SNCF sncf avait été le noyau dur de la grève. Il est donc fort possible que sa réaction sera suivie. Le 19 septembre dernier six syndicats de cheminots -CGT, FO, CFTC, Sud-rail, CGC et CFTC- ont lancé un appel au débrayage pour la journée du 18 octobre. Les autres corporations de métier n'ont pas toutes la même position. Ainsi à EDF "on n'a pas exclu de s'associer" au mouvement. La RATP, pour l'instant, reste indécise.

Envoyer cet article à un ami

Vos réactions

0 commentaire - Soyez le premier à réagir sur cet article

Vous devez être identifié pour déposer des commentaires !
Si vous êtes déjà inscrit connectez-vous avec le formulaire en haut de page.
Sinon cliquez ici : INSCRIPTION