Régimes spéciaux : le bras de fer s'annonce

Lundi 12 Novembre 2007 - La retraite par métier

Régimes spéciaux : le bras de fer s'annonce

Mardi, un septième syndicat de cheminots décidait de se joindre à la grève prévue le 14 novembre. Jeudi, ceux de la RATP et d'EDF-GDF ont décidé de faire de même. De son côté, le Premier Ministre s'est dit prêt à affronter la crise après une « ultime proposition ».

 
Huit jours après l'appel à la grève de six syndicats SNCF et de deux syndicats EDG-GDF, une majorité de fédérations ont décidé jeudi soir de se rallier au mouvement. Au total, sur 21 syndicats SNCF, RAPT et EDF-GDF, un seul n'appelle pas à la grève (la FGAAC des conducteurs autonomes de la SNCF) et un autre ne s'est pas encore prononcé (la CGC RATP). Sur les 19 restants, 14 ont voté pour une grève reconductible et 5 s'en tiennent à une mobilisation de 24 heures.
 
Ralliement progressif
Dans le détail, la CFDT-Cheminots a été la première a donné sa réponse mardi. « Je crois qu'aujourd'hui [...] le gouvernement attend la grève pour faire des propositions de contreparties », avait déclaré François Chérèque,secrétaire général, sur Europe 1. Ainsi à la SNCF, la CFDT, FO, la CGT, Sud-Rail, l'Unsa, la CFTC et CFE-CGC sont unis sur une grève reconductible, tandis que la FGAAC ne fera pas grève.
Puis, jeudi, tous les syndicats de la RATP ont progressivement décidé de se rallier au mouvement. Tout d'abord Sud et CGT, très vite rejoints par l'Unsa, FO et les Indépendants sur un mouvement reconductible, alors que la CFDT et la CFTC ont opté pour un seul jour de grève. Reste la CGC qui ne s'est pas décidée.
Dans l'énergie enfin, après FO et la CGT qui avaient appelé à la grève la semaine dernière, les trois autres syndicats (CFE-CGC, CFTC et CFDT) ont voté jeudi pour une grève non-reconductible. Ces derniers attendaient de prendre connaissance des propositions des employeurs. « On est particulièrement amer. On a joué le jeu [...] mais nos employeurs ont refusé d'ouvrir des négociations », a déclaré à l'AFP Jean-Claude Pelofy (CFE-CGC).
 
Fillon reste ferme
Mardi Xavier Bertrand avait fait de nouvelles propsitions : une réforme plus progressive, à partir de juillet 2008 (et non plus janvier 2008). La durée de cotisation augmenterait d'un trimestre par semestre, jusqu'au 1er décembre 2012 pour atteindre 160 trimestres.L'indexation du niveau des pensions sur les prix - et non plus les salaires - ne serait effective qu'au 1er janvier 2009. La prise en compte de la pénibilité des métiers sera étudiée.
Mercredi, le Premier Ministre François Fillon, interrogé par Europe 1, déclarait que c'était « l'ultime proposition » du gouvernement. Il a ajouté : « Dans le passé, j'ai dejà montré que j'étais prêt à affronter des crises, et même une certaine impopularité », avant de conclure : « Cette grève n'a pas lieu d'être ».
 
« Formidable bataille »
Non moins déterminé, le secrétaire général de la CGT Mines Energie, Frédéric Imbrecht, a exhorté les agents du secteur à participer « à un très grand 14 novembre de lutte ». « C'est une formidable bataille contre la vaste offensive du gouvernement, qui mise sur la culpabilisation de catégories de salariés avant une nouvelle étape avec des hausses de la durée de cotisation pour tous », a-t-il lancé.

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