Le report de 65 à 67 ans coûtera plus de 200 millions d'euros par an à l'assurance-chômage

Mercredi 28 Juillet 2010 - Actualités réforme 2010

Le report de 65 à 67 ans coûtera plus de 200 millions d'euros par an à l'assurance-chômage

Le relèvement de l'âge de la retraite à taux plein empêchera au minimum 18 000 personnes par an de passer du chômage à la retraite, selon une étude de Pôle Emploi.

Une note de Pôle Emploi, datée du 25 novembre 2009 a chiffré l'impact pour l'assurance-chômage du report de l'âge légal de la retraite à taux plein de 65 à 67 ans. «Les Échos» ont récupéré le document, qui n'avait jamais été rendu public.

Le rapport fait ressortir l'hypothèse que le relèvement de l'âge sera accompagné d'une augmentation de l'âge jusqu'au quel un salarié licencié perçoit une allocation de l'Unedic.
Environ 18 000 personnes fêteraient leur 65ème ou 66ème anniversaire en 2010. Le surcoût par an est estimé à 265 millions d'euros pour l'Unedic. Ce seuil serait atteint en 2023, année où l'âge légal de la retraite à taux plein atteindrait 67 ans.

Les estimations avancées ne couvrent qu'une partie du coût total, et ce, pour deux raisons :
L'évaluation de Pôle Emploi se base sur 40 années de cotisations, or il en faut déjà 40,5 en 2010 et 41 en 2012.
L'évaluation ne prend pas en compte les conséquences du relèvement de l'âge minimum légal de départ en retraite (passage à 62 ans), effectif dès 2011.


Un nouveau chiffrage par Pôle Emploi sera rendu aux partenaires sociaux courant septembre. On s'attend à ce que l'impact pour l'Unedic soit plus important, du fait de la part élevée des chômeurs parmi la tranche des 55 – 60 ans.

Pour rappel, les plus de 60 ans comptent pour 3,8 % des chômeurs indemnisés.

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