Les femmes et la retraite

Préparer sa retraite

Les femmes et la retraite

La pension de réversion est égale à 54 % de la pension dont bénéficiait l'assuré, ou de celle dont il aurait bénéficié. Ladite pension doit être considérée abstraction faite des majorations dont il pouvait bénéficier.

La pension de réversion ne peut pas être inférieure à un montant minimal, égal à 3.137,19 Euros par an en 2008, lorsqu'elle correspond à une durée d'assurance d'au moins 15 années (soit 60 trimestres) accomplies dans ce régime. Lorsque cette durée est inférieure à 15 années, le montant minimum de base est réduit à autant de soixantièmes que l'assuré justifiait de trimestres d'assurance.

Pour le calcul de cette pension minimale, il est tenu compte du montant cumulé de la pension servie au titre des périodes antérieures au 1er janvier 1973 et de celles postérieures au 31 décembre 1972.

Le conjoint survivant âgé de moins de 65 ans a droit à une majoration forfaitaire de sa pension de réversion pour chaque enfant dont il a la charge, et qui n'a pas atteint un âge déterminé. Le montant de cette majoration est de 88,72 Euros par enfant et par mois pour 2008. Cette majoration n'est pas due lorsque le conjoint survivant bénéficie ou est susceptible de bénéficier de prestations pour charge d'enfant du chef du décès de l'assuré dans le régime obligatoire d'assurance vieillesse de base dont celui-ci relevait, telles que certaines prestations d'orphelins. Le conjoint survivant ne doit pas être titulaire d'un avantage personnel de vieillesse d'un régime de base obligatoire, ni de l'allocation aux mères de famille et l'allocation aux vieux travailleurs salariés. Toutefois le versement forfaitaire unique ne fait pas obstacle à l'application de cette majoration.
L'enfant à charge doit avoir moins de :
- 16 ans pour les enfants qui n'exercent pas d'activité salariée ;
- 18 ans pour ceux qui sont placés en apprentissage ;
- 20 ans pour ceux qui poursuivent leurs études (la qualité d'enfant à charge cesse dans ce cas le 30 septembre de l'année au cours de laquelle est atteint le 20ème anniversaire) ou qui sont infirmes ou atteints d'une maladie chronique ;
- 21 ans pour ceux qui justifient avoir dû interrompre leurs études pour cause de maladie.

La majoration est due à la date d'entrée en jouissance de la pension si, à cette date, les conditions d'attribution sont remplies. Dans le cas contraire, elle est due à compter du 1er jour du mois suivant la date à laquelle ces conditions sont remplies. Elle cesse d'être due dès lors que les conditions ne sont plus remplies, sauf pour la condition d'âge du bénéficiaire.

Cette majoration n'est pas proratisée, même en cas de pluralité de conjoints.

La pension de réversion peut également être majorée de 10 % lorsque son bénéficiaire a eu au moins 3 enfants. La filiation n'est pas nécessaire, mais dans ce cas l'assuré devra pouvoir prouver qu'il a élevé ces enfants pendant au moins 9 ans avant leur 16ème anniversaire, et que ces derniers étaient alors à sa charge ou à celle de son conjoint. Les enfants mort-nés sont pris en compte. La majoration est due à la date d'entrée en jouissance de la pension si, à cette date, les conditions d'attribution sont remplies. Dans le cas contraire, elle est due à compter du 1er jour du mois suivant la date à laquelle ces conditions sont remplies. Elle ne peut être inférieure au dixième du montant minimum de la pension de réversion. Toutefois, le montant majoré de la pension ne peut excéder les plafonds prévus pour le service de la pension de réversion.

Elle est revalorisée dans les mêmes conditions que la pension de retraite, c'est-à-dire annuellement et selon un coefficient fixé par arrêté conformément à l'évolution prévisionnelle des prix, pouvant être ajusté en cas de différence constatée pour l'année considérée.

 

La Loi de 2003 précitée a introduit une obligation de déclaration de la part du conjoint survivant de tout évènement affectant ses revenus, pouvant entraîner, le cas échéant, une révision du montant de la pension. Cette obligation est une conséquence de la suppression progressive de l'âge minimum requis pour l'attribution de la pension de réversion. Aussi disparaît-elle au plus tard 3 mois après que le conjoint survivant a liquidé sa pension personnelle ou après son soixantième anniversaire.

 

La demande doit être effectuée au moyen d'un imprimé unique commun au régime général de sécurité sociale, aux régimes de salariés et d'exploitants agricoles, aux régimes d'assurance vieillesse des professions artisanales, industrielles et commerciales, et au régime d'assurance vieillesse des professions libérales, dès lors que le défunt a relevé successivement, alternativement ou simultanément d'un ou plusieurs de ces régimes.

Elle doit être adressée à la caisse ou à l'une des caisses ayant liquidé les droits à pension du défunt. Lorsque les droits n'ont pas été liquidés, elle doit être adressée à la caisse dans le ressort de laquelle se trouve la résidence de la personne intéressée, cette caisse étant celle du régime de son choix si le défunt avait relevé de plusieurs régimes. En cas de résidence à l'étranger, l'organisme compétent est celui qui a reçu les derniers versements du défunt ou qui a liquidé ses droits.

La demande doit être accompagnée des documents suivants :

- la copie intégrale de l'acte de naissance du défunt, avec mentions marginales,

- relevé d’identité bancaire, postal ou de caisse d'épargne,

- copie du dernier avis d’impôt sur le revenu et, si le conjoint survivant vit en concubinage, copie du dernier avis d’impôt du concubin,

- copie de la carte d’identité ou du passeport ou de toute autre pièce justificative d’état civil et de nationalité du demandeur ; s'il est de nationalité étrangère, toute pièce justifiant de son état civil et de la régularité de son séjour, en cours de validité : titre de séjour ou récépissé de la demande,

- si le conjoint survivant est veuf(ve), divorcé(e), séparé(e), remarié(e) ou s'il a conclu un PACS : copie du livret de famille tenu à jour ou un jugement de séparation ou une attestation d’enregistrement d’un PACS,

- si le conjoint survivant déclare avoir eu ou élevé des enfants : le livret de famille tenu à jour ou un extrait d’acte de naissance des enfants ; pour les enfants recueillis : la décision de justice lui confiant le ou les enfant(s).

 

 


Cliquez ici pour estimer votre retraite