Retraites : comptabiliser l'intéressement ?

Mercredi 27 Février 2008 - Actualités sur l'épargne retraite

Retraites : comptabiliser l'intéressement ?

A la question « comment améliorer le pouvoir d'achat des Français ? », Nicolas Sarkozy suggère que les primes d'intéressement des salariés soient prises en compte pour leur retraite.

 

Une entreprise peut proposer à ses employés, de manière facultative, une prime à l'intéressement. Ne faisant pas partie du salaire, cette prime n'est, jusqu'à présent, pas prise en compte dans le revenu de référence permettant le calcul de la pension de retraite. Mais pour répondre à la question capitale du pouvoir d'achat, le gouvernement étudie actuellement diverses solutions et notamment celle liée à l'intégration de la prime d'intéressement dans le calcul de la retraite.

 

L'intéressement soumis à la cotisation vieillesse

C'est ce qu'a expliqué le président de la République hier, lors d'une visite d'usine dans l'Allier. « Je voudrais que les primes d'intéressement soient assujetties aux cotisations vieillesse mais que ce qu'on retire comme intéressement puisse rentrer dans l'assiette du calcul de la retraite ». Cela impliquerait donc que l'intéressement soit soumis à la cotisation vieillesse alors qu'il est aujourd'hui exonéré de charges sociales (sauf CSG et CRDS).

 

La réflexion sur le sujet est actuellement en cours et devrait déboucher sur une proposition concrête dans les prochains jours. Lundi déjà, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait indiqué qu'un projet de loi permettant d'étendre le champ de l'intéressement, notamment dans les petites entreprises, en contrepartie d'avantages fiscaux, serait présenté devant le Parlement « avant l'été ».

 

Laurence Parisot s'oppose

Concernant la distribution de la prime de l'intéressement, qui est aujourd'hui fixée selon la volonté de chaque entreprise, le président a également déclaré : « Je voudrais une société où l'on se dise (...) que sur 100 de bénéfices, il y a un tiers qui aille aux actionnaires, c'est quand même eux qui prennent le risque, c'est tout à fait normal, un tiers qui aille aux investissements pour que l'entreprise reste compétitive, et un tiers qui aille aux salariés qui ont participé à la création de cette richesse ».

 

Sur cette dernière proposition, la présidente du Medef, Laurence Parisot s'est montrée critique : « ça ne se passe pas comme cela… Il ne peut pas y avoir de définition uniforme et surtout pas vue par le politique ».

 

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