La mobilisation pour les retraites s'essouffle

Mercredi 18 Juin 2008 - Actualités réforme 2010

La mobilisation pour les retraites s'essouffle

Hier, la CGT et la CFDT appelaient à la mobilisation pour les retraites et les 35 heures. Alors qu'ils espéraient un million de personnes dans les rues, 500 000 se sont effectivement déplacées, soit un peu moins que pour la précédente journée fin mai.

 

Il semble que la division syndicale ait pesé sur la journée de protestation du 17 juin contre la réforme des retraites et des 35 heures. Cette journée était organisée à l'appel de la CGT et de la CFDT mais elle a été boudée par les principaux autres syndicats (CFTC, FO et CFE-CGC) du fait de leur désaccord sur la position commune sur la représentativité syndicale.

 

Ainsi, selon les syndicats, ce sont environ 500 000 personnes qui ont défilé hier dans les rues, contre 700 000 le 22 mai dernier. Dans le détail, la manifestation parisienne a rassemblé 18 000 personnes selon la police et 55 000 selon les organisateurs. En province, 124 cortèges ont été comptabilisés. A Marseille, entre 4 000 et 60 000 personnes ont défilées, à Lyon entre 4 000 et 10 000 personnes, à Grenoble entre 6 000 et 15 000, à Rennes et Rouen entre 3 500 et 7 000 personnes ont manifesté.

 

Dans les entreprises, les directions ont comptabilisé peu de grévistes : 7 % à la Poste, 11 % à France Télécom et 7 % à la SNCF.

 

Rendez-vous à la rentrée

Cet essoufflement, la CGT l'a mis sur le compte de la division syndicale dans un communiqué publié en fin de journée « les organisations qui ont fait le choix de s'opposer à l'action d'aujourd'hui portent une lourde responsabilité vis-à-vis des salariés et de leurs revendications ». Son secrétaire général Bernard Thibault a par ailleurs appelé à préparer « une rentrée en fanfare » et a proposé un nouveau rendez-vous le 7 octobre, journée mondiale « pour le travail décent ».

 

De son côté la CFDT a indiqué dans un communiqué que cette journée avait été « une réussite bien que le climat de désunion syndicale ait pesé sur le niveau de mobilisation ». Son secrétaire général François Chérèque a également dénoncé l'attitude du gouvernement « le gouvernement nous avait donné pour consigne de négocier sur deux choses : la représentativité et le financement des syndicats, et le problème du temps de travail. On a respecté cette fichue de route. S'il ne fait pas ce qu'on lui demande : faire passer la partie du texte sur la représentativité, et abandonner le problème des 35 heures, on demandera aux parlementaires de modifier le texte ».

 

L'UNSA-Education et la FSU ont également appelé à de nouvelles actions à la rentrée.

 

 

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