La surcote bénéficie davantage aux fonctionnaires

Mardi 29 Janvier 2008 - La retraite par métier

La surcote bénéficie davantage aux fonctionnaires

Selon l'association Sauvegarde Retraites, depuis la mise en place de la surcote créée par la loi Fillon en 2003, ce mécanisme n'a pas eu les effets escomptés par le gouvernement. A priori plus avantageux pour les salariés du privé, dans les faits il bénéficie davantage aux fonctionnaires.

 
La surcote est un mécanisme mis en place en 2003 par la loi Fillon visant à inciter les Français à travailler au delà de la durée obligatoire de cotisation, par le biais de coefficients de majoration de la pension. Ainsi, à chaque trimestre travaillé au delà de 60 ans, un taux de majoration est appliqué, qui augmente au fur et à mesure que l'activité se poursuit.
 
Mais selon les régimes d'affiliation, public ou privé, la surcote ne s'applique pas de la même manière. Pour les salariés du privé : 3 % par an (0,75% par trimestre), la première année après 60 ans à condition d'avoir cotisé aussi longtemps que la loi le requiert, puis 4% par an les années suivantes, et enfin 5% par an après 65 ans. Pour les fonctionnaires, la majoration est de 3% par an, pendant un maximum de 5 années.
 
Mais comme le souligne l'association Sauvegarde Retraites, « malgré ce système a priori légèrement désavantageux pour le secteur public, la surcote n’a pas bénéficié en premier lieu aux retraités du privé ». Elle s'appuie tout d'abord sur une étude de ministère des Affaires sociales qui constate que seulement 4% des salariés du privé ont profité de la surcote contre 11% des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers et 21% des fonctionnaires d'Etat.
 
Cette différence peut s'expliquer notamment par le montant de la surcote, 25 euros par mois pour les salariés du privé contre 37 euros par mois pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, 65 euros par mois pour les fonctionnaires d'Etat. Ainsi « les fonctionnaires bénéficient en moyenne de la surcote 13 fois plus que les salariés du privé », selon une étude de l'association, « Réforme des retraites : le plus dur reste à faire* ».
 
 
(*)Jacques Bichot, « Réforme des retraites : le plus dur reste à faire », janvier 2008.
 

Envoyer cet article à un ami

Vos réactions

0 commentaire - Soyez le premier à réagir sur cet article

Vous devez être identifié pour déposer des commentaires !
Si vous êtes déjà inscrit connectez-vous avec le formulaire en haut de page.
Sinon cliquez ici : INSCRIPTION